Foire aux questions
Découvrez les réponses aux questions
les plus fréquentes à propos du projet TH2
Sur cette page vous trouverez toutes les réponses aux questions que vous nous avez posées ! Une autre question ? Ecrivez-nous via le formulaire de contact. Promis on vous répondra !
Toute l’actualité du projet TH2 est à suivre sur nos réseaux sociaux :
Risques & sécurité
Quels seraient les rejets dans l'atmosphère provoqués par l'activité de l'usine ?
Les seuls rejets seraient ceux de la chaudière qui permettrait de produire la vapeur et une partie de l’électricité nécessaires à notre production de biocarburants.
Quid du CO2 ? Une partie du CO2 engendré par la production des biocarburants (car on ne peut pas totalement l'éviter) serait naturellement "grignotée" par les bactéries utilisées pour la partie fermentation de la production.
Le CO2 résiduel n’est pas suffisamment important pour mettre en place un dispositif de captation. La part étant trop faible pour être récupérée, elle sera relâchée dans l'atmosphère.
Y-aurait-il des rejets possibles dans le canal ?
Non.
Le site serait étanche et construit sur un bassin de rétention. Des bassins spécifiques pour les eaux de pluie ainsi que des bassins de secours (vides) pour la récupération des eaux en cas d’incendie seraient également conçus.
Quelles nuisances sonores relatives à l'approvisionnement en bois par barges et à la distribution de bioéthanol par bateaux ?
Nous estimons la circulation de 4 barges / mois pour notre approvisionnement en déchets bois et d'1 barge tous les 2 mois pour le chargement du bioéthanol.
Est-ce que le dernier rapport du GIEC pour le risque de submersivité a été pris en considération ?
Oui.
Nous nous sommes basés sur la prévision la plus haute en termes de montée des eaux afin d'effectuer les modélisations de submersion de l'usine. Résultat : l'usine ne serait pas concernée par une potentielle submersion.
En matière de gestion du risque d'explosion et d’incendie, les effets dominos des autres acteurs de la zone ont-ils été intégrés à nos études ?
Oui.
Nous accordons la plus grande attention à ces effets dominos, et nous sommes d'ailleurs déjà en lien avec les industries voisines de la future usine TH2 afin d'être proactifs et de minimiser / éviter les effets dominos d'un potentiel accident.
Y-aurait-il des risques à charger de l’éthanol au pied des silos de la société adjacente Agrial ?
Non.
L’éthanol n’est pas explosif. De plus son chargement ne se ferait pas à l’air libre afin de limiter le risque d’inflammation.
Les normes relatives au chargement et déchargement de matière dangereuse seraient respectées scrupuleusement.
Quelle serait la gestion des eaux sur le site de l'usine TH2 ?
Les eaux de pluie et eaux industrielles seraient gérées séparément. Une mini station d'épuration serait en charge de la gestion des eaux industrielles afin que le moins d'eau possible soit utilisée.
En cas de submersion pourrait-on cantonner les eaux sur le site et ne pas les envoyer dans le canal ?
Bon à savoir : le site d'implantation de l'usine TH2 se situe après plusieurs dispositifs anti-submersion destinés à éviter le déversement d'éléments dans le canal en cas de vague de submersion.
De plus, un plan de prévention est écrit afin justement d'éviter la pollution de la vague.
Quels produits nécessaires au process de fabrication des biocarburants TH2 seraient stockés sur le site ? Y-aurait-il des produits dangereux ?
Pour la partie fermentation du procédé de production de biocarburants TH2, (pour que le gaz de synthèse devienne du bioéthanol), des bactéries sont nécessaires pour permettre cette fermentation. Des bactéries que l'on doit nourrir avec des nutriments, mais aussi que l'on doit aider à se développer.
Dans ce cadre, seraient utilisés des produits dit « chimiques », semblables à ceux que l'on peut trouver dans une ferme par exemple.
Voici la liste des produits qui seraient utilisés par l'usine TH2 ainsi que leurs quantités respectives :
Nuisances potentielles
Quid du festival annuel de Beauregard qui se trouve à proximité de la zone d'implantation du projet TH2 ?
Les nuisances sonores liées au projet TH2 seraient plus que limitées et de nombreuses zones boisées sépareraient notre site d'implantation de la zone où se déroule le festival. Toutes les conditions seraient réunies pour une parfaite cohabitation !
Si cela devait s'avérer nécessaire, une adaptation de notre planning pourrait être envisagée durant le festival.
Où iraient le biochar et le char pollué ? Quel serait le pourcentage estimé de répartition entre les 2 ?
Pour rappel, on parle ici de produits solides résultant de la production des biocarburants TH2.
Le biochar serait envoyé à des entreprises qui réalisent des amendements de sols (terreau, engrais végétaux), tandis que le char pollué irait en cimenterie ou en centre d'enfouissement.
Le char représenterait environ 5 000 T par an.
20% pourrait servir à l'amendement de sols.
Quel serait l'impact du projet TH2 sur le traffic routier local ?
Selon les études menées par nos soins, il y aurait environ 6 camions par jour sur les routes par l'activité de l'usine TH2.
A cela s'ajouterait le trafic occasionné par la présence de nos collaborateurs : 59 en tout mais 16 en permanence sur site, et les éventuels véhicules de prestataires ponctuels (3 à 5 par jour).
Le broyage des déchets de bois serait-il source de nuisances (bruits, poussières...) ?
Oui, c'est pour cette raison que nous avons mis en place tous les dispositifs nécessaires pour les minimiser :
> le broyage se ferait en intérieur (pas de dispersion en extérieur)
> un dispositif anti-bruit atténuerait les sons résiduels
> un système d'aspiration des poussières nous permettrait de les remettre en briques ensuite
A quelle distance des premières habitations se situerait l'usine ?
A 367m pour une habitation isolée, mais à 555m pour les habitations pavillonnaires de Blainville-sur-Orne.
Implantation à Blainville-sur-Orne
Pourquoi pas plutôt la zone portuaire du Havre ?
2 raisons prédominent :
1/ Très peu de terrains sont disponibles dans la zone portuaire du Havre car beaucoup sont réservés pour la compensation écologique indispensable à l'implantation de gros projets.
2/ Le projet TH2 ne prévoit pas de recourir suffisamment au trafic maritime pour justifier une implantation sur le port du Havre.
Le site d'implantation de l'usine se situe en zone humide.
La partie du site en zone humide est très limitée (2 270 m2) et serait compensée par la création de 4 290 m2 de nouvelle zone humide.
Notre objectif est que cette zone devienne un sanctuaire pour la faune et la flore locale.
Pourrions-nous décider plus tard d'agrandir l'usine ?
Nous avons optimisé notre implantation pour pouvoir utiliser le moins de surface possible mais cela a engendré une forte concentration qui ne permet pas de prévoir d’agrandissement in-situ.
L'usine telle qu'elle serait conçue ne pourrait donc pas être agrandie. D'autant plus que l'objectif à terme n'est pas d'agrandir l'usine mais de dupliquer son modèle partout sur le territoire.
Par quels moyens ferions-nous en sorte que l'usine se fonde dans le paysage ?
Une longue étude a été menée par le cabinet d'architecture qui a pensé l'usine TH2 et son environnement.
Une attention particulière a été portée sur les couleurs et les formes du bardage, sur les alignements par rapport à l’existant (constructifs et milieux naturels). Toute la partie actuellement boisée le long du canal serait conservée et même regarnie en arbres et des écrans végétaux seraient favorisés sur la partie en zone humide face aux installations d’AGRIAL (arbustes & arbres compatibles avec une zone humide).
Résultat : une usine respectueuse de son environnement et esthétique.
Combien de temps dureraient les travaux de construction de l'usine ?
24 mois. Pour être informé des avancées du projet TH2, suivez-nous sur Facebook !
Technologie
Quelle différence entre le bioéthanol 1ère et 2ème génération ?
Le bioéthanol de 1ère génération est principalement produit à partir de matières agricoles cultivées sur des terres en concurrence avec les denrées alimentaires.
Le bioéthanol 2ème génération est plus exigeant en termes d’efficacité de production et n’est pas concurrentiel avec l’alimentaire car il est issu de la biomasse. Dans le cas du projet TH2, de déchets de bois.
Pourquoi ne pas produire de l'hydrogène à court terme ?
Le marché actuel n’est pas en mesure de consommer les quantités industrielles que nous produirions. Aujourd’hui, l’hydrogène est utilisé très majoritairement dans l’industrie pour décarboner les usages.
Comment les déchets de bois peuvent-ils être source d'énergie ?
Le déchet a toujours un pouvoir calorifique que nous appelons PCI. Il est moins important que celui du bois classique mais nous avons pris ce pari pour des raisons de valeurs (notamment celle de l’économie circulaire).
L'énergie comprise dans le bois elle, provient de la photosynthèse : pendant leur vie les végétaux captent l'énergie du soleil et la stocke.
Que signifie le terme "thermochimie" ?
En premier lieu, la chimie c’est la Science qui étudie les divers constituants de la matière, leurs propriétés, transformations et interactions. Le fait d’y adjoindre le préfixe thermo spécialise la chimie sur le fait de travailler par le vecteur chaleur.
Le terme en lui-même n'implique pas l'usage de produit chimique.
C'est par ce procédé thermochimique que les déchets de bois seraient transformés en biocarburants.
Comment le bioéthanol TH2 serait produit ? Et l'hydrogène ?
2 étapes clefs : la gazéification et la fermentation.
Pour la partie fermentation, le procédé ressemble fortement à celui de la fabrication du cidre...
Pourquoi parle-t-on d'hydrogène "vert" ?
Nous parlons d’hydrogène vert parce que décarboné.
Aujourd'hui, l'essentiel de l'hydrogène existant et utilisé est gris : produit à partir de méthane ou de pétrole. Il ne peut être considéré comme énergie propre puisque sa fabrication ne l'est pas.
L'hydrogène produit par le projet TH2 serait bien vert.
Par comparaison, quel est le bilan carbone des carburants traditionnels ?
Pour 1 L de gasoil produit, en moyenne ce sont 2,87 kg de CO2 qui sont émis.
(contre 0,5 kg de CO2 émis par litre de bioéthanol produit dans le cas du projet TH2)
Quelle est l'ambition du projet TH2 ?
Le projet TH2 est une 1ère mondiale, rappelons-le !
Notre ambition est de dupliquer le modèle de l'usine de Blainville-sur-Orne partout sur le territoire français afin de tendre vers notre indépendance énergétique.
D'où proviendraient les déchets de bois utilisés pour la production de nos biocarburants ?
18% environ proviendraient directement de Tertu Équipements, le reste serait sourcé auprès des déchetteries normandes et bretonnes.
Qu'advient-il actuellement de ces déchets ?
Aujourd'hui ces déchets sont soit enfouis, soit exportés vers le Royaume-Uni ou les pays nordiques soit pour une faible part revalorisés dans des unités de cogénération (production d'électricité / de chaleur).
Ne pourrions-nous pas les transformer en pellets ?
Non. Le déchet de bois contient des molécules qui ne permettent pas l’usage à l’air libre pour de la combustion chez un particulier.
Qu'est-ce que la gazéification ?
La capacité à porter une matière à une température définie dans un environnement spécifique contrôlé.
Exemple du quotidien : vous réalisez une gazéification lorsque vous mettez de l’eau à bouillir.